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  1. Choisir sa ménopause

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Choisir sa ménopause

 
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Présentation

La ménopause, ou arrêt des règles consécutif à l’épuisement du stock folliculaire ovarien (*), encore appelée climatère ou retour d’âge, n’a pas toujours existé. L’espérance de vie à la naissance n’a été en moyenne que d’environ 30 ans pendant les 99,9 % du temps où nous avons occupé cette planète, et elle n’était encore que de 45 ans en 1900 (1). S’il a toujours existé des femmes âgées, la proportion de femmes atteignant la ménopause, et donc le nombre de femmes ménopausées, a considérablement augmenté au cours du XX° siècle : au point que le climatère a pu être considérée comme une maladie iatrogène, c’est-à-dire une situation potentiellement pathologique créée de toutes pièces par le progrès humain. Initialement, l’espérance de vie en Europe était comparable dans les deux sexes, car la plupart des gens décédaient alors de maladies infectieuses. Grace aux progrès médicaux, notamment antibiotiques et vaccins, le taux de mortalité s’est progressivement abaissé entre 1900 et 2000, et actuellement plus de la moitié des habitants des pays développés disparaissent après 75 ans : la femme de 50 ans a aujourd’hui une espérance de vie de 35 ans, et la plupart des petites filles nées après 2000 pourront fêter leur 100° anniversaire, si la courbe actuelle de l’espérance de vie poursuit la même trajectoire au cours du XXI° siècle (2). Les causes principales de décès sont progressivement passées des maladies infectieuses et parasitaires aux maladies chroniques et dégénératives, affections cardiovasculaires, cancers et diabète notamment. Cette évolution a eu deux conséquences (3) : - L’apparition d’un différentiel d’espérance de vie de 5 à 7 ans entre hommes et femmes, au bénéfice de ces dernières, pour des raisons qui ne sont pas encore complètement élucidées ; - L’apparition d’une distinction entre espérance de vie et espérance de vie en bonne santé, environ de 5 à 7 ans chez les hommes, et de 7 à 9 ans chez les femmes.     Si la ménopause ne peut être réellement considérée comme une maladie, elle s’accompagne toutefois d’un bouleversement hormonal plus ou moins rapide qui, en s’ajoutant au vieillissement normal, va retentir sur la plupart des fonctions de l’organisme, et être susceptible de générer des préoccupations de santé. La plupart de ces menaces se constituent silencieusement, au point que l’on puisse utiliser pour la ménopause l’image de l’iceberg : une partie émergée, visible, plus ou moins troublée par les fameuses bouffées de chaleur et les manifestations génito-urinaires ; et une partie immergée, la plus importante, où sont susceptibles de se développer silencieusement des complications à moyen et long terme comme l’ostéoporose et l’athérosclérose, pour ne citer que les plus fréquentes. C’est la prise en compte de ces modifications qui s’installent à bas bruit à partir de la ménopause qui va en grande partie conditionner la qualité de vie ultérieure : c’est dire que chaque femme qui souhaite vieillir en bonne santé doit être particulièrement attentive à la prise en charge de cette période charnière. Il n’existe aucun traitement « naturel » ou chimique qui soit plus efficace ni légitime que les hormones naturelles vis- à-vis des manifestations de carence hormonale de la ménopause. Maintenant qu’il est établi que les hormones ne «donnent » pas le cancer et ne provoquent pas de complications cardio-vasculaires, le corps scientifique et médical reconnaît aux femmes dont la qualité de vie est altérée par les bouffées de chaleur et autres manifestations génito-urinaires, un véritable « droit » au traitement hormonal de leur ménopause (THM), sous réserve de contre-indications. Ces femmes affectées d’une ménopause troublée ont paradoxalement de la chance : ce THM va non seulement rétablir leur qualité de vie, mais surtout les protéger contre la dégradation accélérée et silencieuse de certains tissus, osseux, vasculaire et nerveux notamment : cette protection va durer tout le temps du traitement, et reculer d’autant la reprise inéluctable des phénomènes dégénératifs, améliorant ainsi grandement leurs chances de vieillir durablement en bonne santé. Dans ces conditions, pourquoi les autres femmes, celles dont la ménopause n’altère pas leur qualité de vie, ne pourraient-elles pas elles aussi bénéficier d’une telle protection ? Dès leur apparition en thérapeutique dans les années 50, la principale sinon la seule indication des hormones femelles était la ménopause : traitement hormonal curatif des symptômes gênants chez les unes, et/ou traitement protecteur contre les effets de la carence estrogénique chez les autres. Les grandes études statistiques des années 2000 ont soudain fait basculer ce THM au rang de « Grand Satan », pourvoyeur de cancers du sein et d’accidents cardio-vasculaires. Les femmes ont brutalement cessé leur traitement, que les médecins ont précipitamment cessé de prescrire. L’histoire de la médecine et des sciences a souvent été faite de grands mouvements de balancier : THM pour toutes, puis THM pour personne… Ce balancier revient lentement, trop lentement. Si l’efficacité du traitement hormonal n’a jamais été mise en cause vis-à-vis des troubles cliniques, de nombreux travaux ont peu à peu totalement réhabilité son caractère protecteur, sous réserve du choix des molécules, de leur voie d’administration et du moment de sa mise en œuvre, et Il faut souligner ici la remarquable contribution des équipes françaises dans ce travail de rénovation. On peut ainsi considérer que depuis le milieu des années 2000, plusieurs générations de femmes ont été littéralement sacrifiées sur l’autel des approximations statistiques. Même si toutes les notions modernes sur le THM sont maintenant connues et à la portée de toutes, elles ont tendance à demeurer dans l’entre soi des réunions scientifiques et des colloques médicaux, et à rester ignorées des principales intéressées. L’allongement de son espérance de vie a pour conséquence le fait que chaque femme va passer entre un tiers et la moitié de son existence en post-ménopause, au point que les anglo-saxons dénomment ce moment de la vie « midlife ». Vouloir que l’intervalle entre son espérance de vie et son espérance de vie en bonne santé soit le plus réduit possible va imposer aux femmes qui le souhaitent des mesures préventives fortes. Il ne s’agit pas de convaincre toutes les femmes en transition climatérique de prendre un THM. Il s’agit simplement de dire aux femmes qui en souffrent qu’il existe un traitement pour les soulager, et à toutes qu’il existe un traitement pour les protéger d’inévitables dégradations silencieuses, avec lequel aucun des traitements alternatifs naturels ou chimiques ne peut rivaliser en efficacité et en innocuité. Libre ensuite à chacune d’entre elles d’opter pour la ménopause qu’elle veut vivre et la prévention dans laquelle elle souhaite s’engager : mais il faut que chaque femme sache désormais que sa ménopause peut aujourd’hui être choisie plutôt que subie.   *Les follicules ovariens sont les structures situées à la périphérie de l’ovaire (cortex ovarien) qui contiennent les œufs (ovocytes), et dont la paroi sécrète les hormones femelles (estrogènes).   

Sommaire

Introduction I- Pourquoi la ménopause ? II- Quand vais-je avoir (faire) ma ménopause ? III- Quelle ménopause vais-je faire (avoir) ? La face visible IV- Les conséquences à long terme de la carence estrogénique. La face cachée V- Comment en est-on arrivé là ? VI- Traitement hormonal : quels risques ? VII- Traitement hormonal : quels bénéfices ? VIII- Quelles hormones à notre disposition ? IX- Qui traiter ? X- Prescription et surveillance du traitement hormonal XI- Une place pour les hormones mâles ? XII- Ménopausée prématurément ? En conclusion : retour vers le futur Perspectives Annexe I L’effet hormonal Annexe II L’environnement hormonal féminin

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    format 150 x 210, 220 pages, Bichromie
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